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Je pense que je devrais reprendre rendez-vous chez mon psy, car malgré trois séances chez l’acupuncture, mon addiction ne part pas, mais alors pas du tout du tout ! La dernière fois, je me suis détendue davantage que d’habitude, mais ça n’a rien changé en quinze jours. Jeudi à 11h, j’ai ma quatrième séance, et à l’heure à laquelle j’écris cette note (23h06 pour le début de la note!), je ne sens aucune différence ! Les crises, ou tout du moins, le sentiment de « manque » est toujours là. Je fais ce qu’elle m’a dit : je serre très fort le poing quand je suis face à une sucrerie au boulot qui me tente, et je dis non, mais disons que ça marche la moitié du temps, l’autre moitié, je mange la sucrerie sans même m’en rendre compte ! Et encore, cette technique, je ne trouve pas ça lié à l’acupuncture, car n’importe quel bon nutritionniste me donnerait le même tuyau (limite, je l’aurais trouvé moi-même d’ailleurs!).
Et pourtant, je ne suis pas totalement sure que ça m’apporte quelque chose de lui en parler, parce que ces crises, je sais d’où elles viennent : du régime hyper strict que les parents m’ont fait suivre/subir vers 7/10ans, où les purées Mousseline étaient proscrites, de même que les gâteaux et autres douceurs enfantines (alors que je voyais mes frères & sœur continuer à manger ce qu’ils voulaient). Tant de rigueur a engendré un besoin de compensation, et j’allais grignoter, faucher des petits gâteaux dans le garde-manger dès que les parents avaient le dos tourné (attitude qui perdure encore de manière automatique quand je retourne chez l’un de mes deux parents, peu importe lequel). Mais j’aimerais bien arriver éventuellement à décortiquer les raisons physiques/psychologiques qui font que je suis incapable de résister (et il faut dire qu’en plus, les tentations sont nombreuses au bureau!), j’aimerais bien avoir quelqu’un d’aussi psychologue que le Dr Zermati dont nous parle régulièrement Caroline, qui lui apprend à décortiquer le processus psychologique de ses envies, de ses fringales. Parfois, je me retrouve dans ce qu’elle raconte, comme elle, je sais qu’il y a une raison psy derrière tous ces craquages, je pense savoir laquelle, mais il faut encore travailler dessus, afin que je puisse totalement l’intégrer, et non pas la connaitre comme un fait abstrait, déconnecté de ma réalité à moi !
Et puis, j’ai encore certainement beaucoup de choses à voir avec lui, mais pour l’instant, c’est ce dont j’ai besoin, maintenant que l’intérieur de la tête est en voie d’amélioration, que j’ai enfin une meilleure opinion de moi, que je n’ai plus peur de l’avenir, je peux me préoccuper de mon enveloppe. Et c’est loin d’être une envie superficielle, car résoudre mon « complexe », mon rapport limite haineux vàv de mon ventre m’aiderait à être plus heureuse, non pour le regard des autres (car je me suis vachement blindé par rapport à ça), mais pour moi, pour pouvoir mieux jouer avec mon corps, pour remettre des tenues estivales, hivernales qui me plaisent tant… Et parce que ce ventre, je l’ai sur moi depuis trop longtemps, il serait temps qu’il dégage une bonne fois pour toute (enfin, pour toute… d’ici mon hypothétique grossesse !)
Ah oui… parce que plus je vis, plus je suis heureuse, moins j’ai envie de gamins !!!
j’ai enfin évolué vàv de moi, je ne me vois plus uniquement comme une mère au foyer incapable de faire autre chose, mais je voudrais vraiment marcher au boulot, réussir ENFIN à aller là où je veux, réussir les concours que je me suis toujours interdite de passer tant j’avais une trouille bleue de l’échec (et c’est un cercle vicieux, car plus on a peur, moins on tente de concours et plus on s’en veut de ne pas les réussir !). On va dire que c’est la seule chose positive que je retire de l’histoire avec le connard de décembre, il m’a permis d’avoir le déclic pour les concours de la fonction publique culturelle « mais Elizabeth, vous savez, ce n’est qu’un concours, vous avez toutes vos chances! ». J’ai eu le déclic que j’attendais depuis des années, et je les passerai, j’en chierai, mais je les aurais !
Ca n’a plus tellement de rapport avec le début du billet, mais un peu quand même : la confiance en soi, ou l’acceptation de soi.
Dans mes diverses étapes pour changer, pour être plus en harmonie avec moi-même, il y a l’aspect physique: je veux pouvoir vivre en étant bien dans mon corps. J’ai commencé par le plus simple, changer de tête: c’est fait, ma nouvelle coupe me va très bien, et j’accepte plus facilement que je ne le pensais d’avoir un visage plus rond.
L’autre étape, beaucoup plus longue, qui demande beaucoup plus de volonté également, c’est de perdre deux tailles de vêtement. C’est une corpulence qui me va très bien, je reste encore légèrement ronde, mais en réalité plus proche de ce qu’on appellerait « pulpeuse » ! D’autant que j’ai la grande chance de perdre de manière homogène, ce qui est beaucoup plus agréable visuellement, et « mentalement » ! Pour que le régime ne soit pas perçu comme une contrainte, mais plutôt comme un ré-équilibrage alimentaire pour la vie, j’ai décidé de prendre mon temps, et de le faire quand le corps sera prêt.
Pour faciliter cette future période d’attentions, j’ai commencé par m’occuper d’un gros problème: mon addiction à la nourriture… sucrée de préférence ! Je suis donc allée voir une acupuncteure hier soir, et elle était géniale ! Elle a commencé à me poser des questions à la fois comportementales (addiction au chocolat ? à internet ? stress ?) et médicales (cholestérol ? diabète ? traitement particulier ?), puis elle m’a allongé sur sa table « d’opérations », pour commencer à me poser quelques aiguilles, beaucoup moins que ce que je pensais ! Et je suis restée 30min allongée, à laisser les aiguilles faire leur effet. C’était marrant, parce que je n’avais de sensations que du côté droit, et comme si je sentais un courant circuler tout autour de l’aiguille. Contrairement à la majorité de ses patients, je ne me suis pas endormie, ce qui l’a étonnée (tant elle n’y est plus habituée!), mais elle m’a expliqué que c’était peut-être dû à ma très grande curiosité, et à ma volonté de tout comprendre, car c’est vrai que durant ce laps de temps, j’ai beaucoup écouté mon corps, toutes les sensations que je ressentais.
Ensuite, elle m’a fait un cours d’acupuncture, m’expliquant le rôle des trois méridiens, et les émotions et organes auxquels il se rattachent. Je pensais avoir mieux retenu ce qu’elle m’avait expliqué, mais non !!! En gros, à un méridien est associé un organe (méridien du poumon, du gros intestin, de la rate/pancréas), des émotions (colère, addiction, tristesse) et des afflictions (migraine, coliques, mal de dos…). Pour que le travail soit efficace, il faut d’abord établir un équilibre général du corps, et ensuite, on peut travailler sur les défauts. Hier, elle a commencé par poser quelques aiguilles pour que l’énergie se diffuse mieux, et ensuite elle en a posé d’autres.
Il faut compter 4 ou 5 séances pour que le corps soit totalement ré-équilibré, et que le résultat soit positif. Eh ben, je me demande si ça ne marcherait pas dès la première séance un tout petit peu ! Parce que ce midi, j’ai dit non beaucoup plus facilement aux desserts de la cantine, et surtout, je ne suis pas allée sur Internet perso dès que je suis arrivée au boulot! Je n’ai lancé Twitter qu’à 14h, après avoir abattu une grande quantité de travail !! Chapeau !
J’y retourne la semaine prochaine, on verra ce que ça donnera !


